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  <language>fr</language>
  <pubDate>Sun, 13 Jun 2010 10:18:23 +0200</pubDate>
  <copyright></copyright>
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    <title>SSTIC 2010 : quelle orientation pour la sécurité ?</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2010/06/12/SSTIC-2010-%3A-quelle-orientation-pour-la-s%C3%A9curit%C3%A9</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Jun 2010 19:37:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>conférence</category><category>linux</category><category>mémoire</category><category>noyau</category><category>rennes</category><category>sstic</category><category>système</category><category>sécurité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le SSTIC 2010 s'est &lt;a href=&quot;http://www.sstic.org/2010/presentation/Conference_de_cloture/&quot;&gt;terminé&lt;/a&gt; sur une &lt;a href=&quot;http://sid.rstack.org/blog/index.php/412-en-direct-du-sstic-la-revanche#c5762&quot;&gt;remarque&lt;/a&gt; intéressante concernant la tendance qu'à la communauté de la sécurité à privilégier la recherche de vulnérabilité au détriment de l'élaboration de systèmes réellement sécurisés. Je pense qu'il faut distinguer deux choses&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la vision court terme&amp;nbsp;: l'analyse de sécurité d'un système spécifique (site web, applications, COTS, etc.) et la nécessité, pour faire bouger les choses, de démontrer que des vulnérabilités sont effectivement exploitables&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;la vision moyen/long terme&amp;nbsp;: la nécessité de créer des cadres sécurisés dans lesquels des erreurs de développement ou d'utilisation ne mettent pas en péril la sécurité des systèmes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Je crois moyennement à l'éducation des utilisateurs et des développeurs aux bonnes pratiques de sécurité (hormis à quelques règles de base, et encore...). Même après de nombreuses séances de sensibilisation, de formation, ou de démonstration, par l'exemple, de l'existence de vulnérabilités, il restera toujours quelques personnes qui coderont avec les pieds, introduisant alors une faille dans le système. Bref, l'éducation de 100% des gens aux bonnes pratiques me semble illusoire comme objectif et comme horizon pour que la situation s'améliore significativement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il faut plutôt considérer les utilisateurs et développeurs d'applications comme des sources potentielles de vulnérabilités. Je pense donc que le petit monde de la sécurité doit avant tout s'atteler à créer des cadres dans lesquels les utilisateurs et les développeurs peuvent se tromper, faire des erreurs, sans mettre en péril la sécurité des systèmes. Autrement dit, créer des systèmes tolérants aux failles et créer des environnements de développement empêchant de coder avec les pieds. Les différents guides de bonnes pratiques et de recommandations sont biensur intéressants et nécessaires. Cependant, un vrai environnement de développement sécurisé devrait être capable d'imposer de lui-même ces règles. La porte dérobée introduite involontairement dans le &lt;a href=&quot;http://communaute.sstic.org/ChallengeSSTIC2010&quot;&gt;challenge SSTIC&lt;/a&gt; est un exemple typique d'erreur de développement. Un environnement de développement sécurisé devrait être capable de détecter, par exemple, de telles mauvaises utilisations d'API crypto.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour des systèmes tolérants aux failles, il s'agit notamment d'atténuer le risque d'exploitation. Voici quelques exemples de mécanismes ou de pistes qu'il est pourtant possible de mettre en place pour tenter de se protéger des programmes vulnérables&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;activer les différents mécanismes qui rendent difficiles les exploitations en mémoire (bit NX, DEP, PaX, ASLR, canaris, UDEREF, etc.)&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;mettre en place ces mêmes mécanismes au niveau noyau&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;sandboxer les processus (chroot, SECCOMP) et les drivers (avec l'IOMMU)&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;limiter les droits des processus (capabilities sous Linux, etc.)&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;sortir des systèmes monolithiques (dont la moindre faille dans un driver ou une sous-partie obscure du noyau expose l'ensemble du noyau), pour utiliser des OS à base de micro-noyau (L4, Hurd, Coyotos, etc.) combinant les principes de moindre privilège et de minimalité&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;etc., etc.&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;d'autres mécanismes restent encore à imaginer&amp;nbsp;!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Il existe des OS ou des prototypes d'OS durcis (&lt;a href=&quot;http://qubes-os.org&quot;&gt;Qubes&lt;/a&gt;, Gentoo Hardened, SeL4, etc.). Ces exemples doivent devenir la norme dans les futurs déploiements ou devenir la base de travail pour les futurs OS opérationnels.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2010/06/12/SSTIC-2010-%3A-quelle-orientation-pour-la-s%C3%A9curit%C3%A9#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La mémoire sous Linux : analyse de /dev/mem</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2009/06/03/La-m%C3%A9moire-sous-Linux-%3A-analyse-de-/dev/mem</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:6fb004f4dcdbfd1707dae4807326300b</guid>
    <pubDate>Wed, 03 Jun 2009 00:30:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>april</category><category>linux</category><category>mémoire</category><category>noyau</category><category>système</category><category>sécurité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Le système de fichiers /dev sous Linux offre un moyen élégant d'accéder directement aux périphériques d'une machine, et notamment à sa mémoire physique par l'intermédiaire de /dev/mem. L'objectif de ce billet est de présenter le fonctionnement de /dev/mem sur un Linux 2.6.26-2 tournant sur une architecture x86 32 bits, et de voir quelles sont les différentes restrictions d'accès.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;/dev/mem offre un accès direct à la mémoire physique du système (mémoire RAM, mémoire graphique, BIOS, etc.). L'analyse de ce fichier peut être facilitée par la lecture d'un autre fichier spécial, /proc/iomem, qui présente le mapping des périphériques au sein de la mémoire physique. Le mapping sur le système étudié est le suivant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
00000000-0009fbff : System RAM
0009fc00-0009ffff : reserved
000a0000-000bffff : Video RAM area
000c0000-000cffff : Video ROM
000e0000-000e17ff : Adapter ROM
000f0000-000fffff : System ROM
00100000-3ffeffff : System RAM
00100000-002ba4ea : Kernel code
002ba4eb-0037661f : Kernel data
003bc000-0041f57f : Kernel bss
...
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Autrement dit, le BIOS est accessible dans l'espace d'adressage physique 0x000f0000-0x000fffff, la mémoire graphique est mappée dans 0x000a0000-0x000cffff, et la mémoire RAM, mappée à partir de 16 Mo (c'est à dire dans la ZONE_NORMAL et dans la ZONE_HIGHMEM&amp;nbsp;: voir cet &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/04/25/La-memoire-sous-Linux-proc-meminfo&quot;&gt;ancien article&lt;/a&gt;), est atteignable entre 0x00100000 et 0x3ffeffff. Ce dernier espace fait 1 Go. Ca tombe bien, c'est précisément la taille de la mémoire RAM de la machine&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
$ cat /proc/meminfo 
MemTotal:      1036084 kB
...
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;/proc/iomem nous informe également de l'emplacement du code du noyau et de ses segments de données .data et .bss. Les éléments du noyau (code et données) sont donc directement accessibles en lecture et en écriture par /dev/mem. Biensur, n'importe qui ne peut pas lire ce périphérique&amp;nbsp;: il faut soit être root, soit donner la bonne &lt;em&gt;capability&lt;/em&gt; à un processus non-root. Ce dernier cas de figure est typiquement adapté pour le serveur graphique X, qui dépend de /dev/mem pour récupérer des informations liées à la carte graphique, et dont son exécution avec les privilèges root n'est pas nécessaire (hormis pour l'accès à dev/mem). Il suffit de lui donner la capability CAP_SYS_RAWIO, qui autorise, notamment, l'accès à /dev/mem. Ensuite, il faut placer l'utilisateur exécutant le serveur X dans le groupe &lt;em&gt;kmem&lt;/em&gt;. L'exemple suivant illustre la mise en place d'une capability propre à l'exécutable &lt;em&gt;dd&lt;/em&gt;, lui permettant de lire dans /dev/mem sans la nécessité d'être exécuté en root.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
$ cp /bin/dd /tmp/dd
$ sudo setcap cap_sys_rawio=ep /tmp/dd
$ cat /etc/group
...
kmem:x:15:sygus
...
$ /tmp/dd if=/dev/mem of=/tmp/mem.dump 
1835008+0 enregistrements lus
1835008+0 enregistrements écrits
939524096 bytes (940 MB) copied, 17,7379 s, 53,0 MB/s
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;L'accès à l'intégralité de la mémoire n'est néanmoins pas pertinent d'un point de vue sécurité&amp;nbsp;: la compromission d'un processus root ou d'un processus ayant la capability CAP_SYS_RAWIO peut permettre à un attaquant d'accéder directement à tout le noyau. Il est heureusement possible de configurer Linux pour limiter l'accès à /dev/mem uniquement au premier Mo de mémoire physique et seulement aux pages mémoire ne correspondant pas à de la RAM (ce qui est suffisant pour faire tourner X). C'est d'ailleurs le comportement par défaut sur Ubuntu, mais pas sur Debian Lenny. La restriction d'accès au premier Mo s'active avec l'option CONFIG_NONPROMISC_DEVMEM &lt;a href=&quot;http://git.kernel.org/?p=linux/kernel/git/torvalds/linux-2.6.git;a=commit;h=ae531c26c5c2a28ca1b35a75b39b3b256850f2c8&quot;&gt;introduite sur le 2.6.26&lt;/a&gt; (ou CONFIG_STRICT_DEVMEM sur les &lt;a href=&quot;http://git.kernel.org/?p=linux/kernel/git/torvalds/linux-2.6.git;a=commit;h=d092633bff3b19faffc480fe9810805e7792a029&quot;&gt;versions de Linux depuis le 2.6.27&lt;/a&gt;) lors de la compilation du noyau. Voici le résultat d'une tentative de lecture de l'ensemble de /dev/mem&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
$ sudo dd if=/dev/mem of=/tmp/mem2.dump 
dd: reading `/dev/mem': Operation not permitted
2056+0 records in
2056+0 records out
1052672 bytes (1.1 MB) copied, 0.149356 seconds, 7.0 MB/s
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Hop, bloqué au premier Mo... Ou plus exactement au bout de 256+1 pages mémoires&amp;nbsp;; la dernière page mémoire étant considérée comme appartenant au BIOS par certains systèmes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il existe d'autres mécanismes restreignant l'accès à /dev/mem. Citons le patch &lt;a href=&quot;http://www.grsecurity.net/features.php&quot;&gt;GrSecurity&lt;/a&gt; qui intègre une protection de l'accès à /dev/mem&amp;nbsp;: il empêche l'accès en écriture sur l'ensemble de la mémoire physique. GrSecurity réalise cependant une exception pour le processus correspondant au serveur X.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bref, bien que /dev/mem ait longtemps été considéré comme une trou de sécurité important, il est possible de limiter de manière importante ses droits d'accès à la mémoire système (option CONFIG_STRICT_DEVMEM du noyau), ou de limiter l'accès en écriture (patch GrSecurity).&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2009/06/03/La-m%C3%A9moire-sous-Linux-%3A-analyse-de-/dev/mem#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La mémoire sous Linux : cartographie de la mémoire</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/08/La-memoire-sous-Linux-%3A-voyage-dans-la-memoire-virtuelle-dun-processus</link>
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    <pubDate>Sun, 08 Jun 2008 22:26:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>april</category><category>linux</category><category>logiciel libre</category><category>mémoire</category><category>noyau</category><category>système</category>    
    <description>    &lt;p&gt;La version 2.6.25 du noyau Linux a vu l'apparition d'une série de &lt;a href=&quot;http://git.kernel.org/?p=linux/kernel/git/stable/linux-2.6.25.y.git;a=history;f=fs/proc/proc_misc.c;h=2d563979cb025412dce7847bd79979c34a8456eb;hb=HEAD&quot;&gt;patchs&lt;/a&gt; écrits par Matt Mackall, qui permettent de connaitre précisément le mapping entre les pages virtuelles et les pages physiques, et tout ceci au niveau userland. Cela se fait par l'intermédiaire des fichiers spéciaux /proc/PID/pagemap, /proc/kpagecount et /proc/kpageflags. Le premier indique les adresses des pages physiques utilisées par un processus précis. Le second montre, pour chaque page physique, le nombre de pages virtuelles qui pointent dessus. En effet, la pagination permet de faire correspondre à une même page physique plusieurs page virtuelles appartenant à des processus différents. Enfin, /proc/kpageflags permet de connaitre le statut d'une page mémoire, qui peut être une combinaison des flags suivants&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
#define KPF_LOCKED     0
#define KPF_ERROR      1
#define KPF_REFERENCED 2
#define KPF_UPTODATE   3
#define KPF_DIRTY      4
#define KPF_LRU        5
#define KPF_ACTIVE     6
#define KPF_SLAB       7
#define KPF_WRITEBACK  8
#define KPF_RECLAIM    9
#define KPF_BUDDY     10
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Avec toutes ces infos, il est possible d'établir une cartographie de l'utilisation de la mémoire vive. C'est ce que fait l'outil &lt;a href=&quot;http://selenic.com/repo/pagemap/&quot;&gt;Pagemap-Demo&lt;/a&gt;, développé par le même auteur que ces patchs. Le graphique suivant montre la mémoire virtuelle d'un processus (en l'occurence, firefox). On peut voir le segment de code (le ptit truc tout en haut à gauche), ainsi que le tas (le rectangle du haut), le pile et les différentes librairies (en bas). La correspondance avec le nom des segments est faite en lisant les informations délivrées par le fichier /proc/PID/maps. Il suffit donc de survoler un segment pour connaitre à quoi il correspond et sur quelle adresse nous sommes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/pagemapwatch.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/pagemapwatch-small.png&quot; alt=&quot;/proc/PID/pagemap&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le graphique suivant représente le même processus, firefox, mais après avoir ouvert de nombreux sites web. Le jaune indique les pages les plus récemment ajoutées.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/pagemapwatch2.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/pagemapwatch2-small.png&quot; alt=&quot;/proc/PID/pagemap&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Maintenant, on passe à l'affichage d'une cartographie de la mémoire physique&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/kpagecountwatch.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/kpagecountwatch-small.png&quot; alt=&quot;/proc/kpagecount&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Enfin, on peut connaitre clairement comment la mémoire est utilisée&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/kpageflagwatch.png&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sygus.net/images/memory/kpageflagwatch-small.png&quot; alt=&quot;/proc/kpageflags&quot; style=&quot;display:block; margin:0 auto;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En blanc&amp;nbsp;: les objets utilisés par l'allocateur slab au sein du noyau.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En rose&amp;nbsp;: les pages ayant le flag dirty activé.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En bleu&amp;nbsp;: les pages utilisées par l'algorithme LRU (Least Recently Used).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le patch permet également de connaitre la quantité de mémoire physique partagée entre différents processus ainsi que la mémoire physique utilisée uniquement par un processus. Ceci permet d'obtenir une nouvelle valeur, le PSS (Proportional Set Size), qui indique le nombre de pages mémoires divisé par le nombre de processus qui l'utilisent. Une information pertinente pour évaluer la quantité de mémoire utilisée par un processus.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/08/La-memoire-sous-Linux-%3A-voyage-dans-la-memoire-virtuelle-dun-processus#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>SSTIC 2008 : la sécurité s'invite à Rennes</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/07/SSTIC-2008-%3A-la-securite-sinvite-a-Rennes</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Jun 2008 20:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>april</category><category>conférence</category><category>linux</category><category>logiciel libre</category><category>rennes</category><category>sstic</category><category>sécurité</category>    
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.sstic.org/SSTIC08/static/images/logo_sstic_transp.png&quot; alt=&quot;Frédéric Guihéry&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; longdesc=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/07/Frédéric Guihéry&quot; /&gt; Le microcosme de la sécurité informatique avait rendez-vous les 4, 5 et 6 juin à l'université de Rennes 1 pour une nouvelle édition du &lt;a href=&quot;http://www.sstic.org&quot;&gt;SSTIC&lt;/a&gt;. L'occasion pour des personnes d'horizons divers d'échanger et de présenter leurs recherches. Comme chaque année, et ce depuis 6 éditions (la 3ème pour moi), l'équipe du SSTIC nous propose une brochette de conférences couvrant les principaux thèmes de la sécurité des systèmes d'information&amp;nbsp;: un peu d'organisationnel et de juridique, des présentations de projets (ERESI, GenDbg, SinFP) et pas mal d'analyses techniques avec aussi bien de la crypto, de la virologie, du reverse que des attaques matérielles, applicatives ou systèmes. L'accent a été clairement mis sur les techniques d'analyses statique et dynamique de code avec des conférences sur des méthodes de rétroingénierie et de déboguage noyau/processus. Des techniques très intéressantes, qui servent aussi bien les intêrets des attaquants (compréhension des vulnérabilités en analysant les patchs de sécurité) que des défenseurs (analyse de malwares pour comprendre comment ils se propagent sur nos systèmes).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En vrac, les points à retenir (ou pas...)&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;la possibilité de faire évader de l'information grace aux variations de la vitesse de rotation sur les ventilos des processeurs.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Debian en a pris pour son grade à propos de la faille OpenSSL.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ivanlef0u n'est pas un bot IRC.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le bus Firewire doit définitivement être supprimé sur les machines. Bon ok, l'accès à la mémoire physique par DMA n'est pas nouveau, mais les utilisations possibles sont assez sympas.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;il faut tout faire pour éviter les zombies.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le piégeage de processeur offre pas mal de possibilités d'attaques. Mais bon, si on va dans ce sens, on peut imaginer tout un tas de backdoor matérielles. A mon sens, l'hypothèse de départ est quand même à la limite d'être réaliste.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;stopper les grands réseaux d'envois de spams/malwares est une utopie à partir du moment ou certains domaines et/ou plate-formes d'hébergements se situent dans des zones juridiquemet inatteignables.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;chez INL, ils &lt;a href=&quot;http://software.inl.fr/trac/wiki/Wolfotrack&quot;&gt;s'amusent&lt;/a&gt; plutôt bien.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;le patch pour l'attaque de -nikoteen est le suivant&amp;nbsp;: &quot;so strong, that I can't get through&quot;. Et ça marche !!&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Un point important cette année, est la volonté de pas mal d'équipes de recherche de diffuser librement les sources de leurs projets. Je pense notamment aux projets &lt;a href=&quot;http://www.eresi-project.org/&quot;&gt;ERESI&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://www.gomor.org/bin/view/Sinfp&quot;&gt;SinFP&lt;/a&gt;, de même qu'à plusieurs outils présentés pendant les rumps sessions. De plus, en regardant les portables présents dans le public, il est frappant de voir qu'un bon nombre utilisent des OS libre, typiquement Linux, avec une majorité de Debian et d'Ubuntu. Il est donc clair que la communauté du logiciel libre est plutôt bien représentée dans le monde de la sécurité. J'ai d'ailleurs croisé quelques têtes aperçues au FOSDEM et aux RMLL.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Plus généralement, il est intéressant de voir que la sécurité &quot;ouverte&quot;, par opposition à la sécurité par l'obfuscation, est prédominante dans ce genre de conférence. Le logiciel libre a donc un rôle important à jouer, aussi bien pour assurer l'indépendance technologique d'un état ou d'une société vis-à-vis de solutions propriétaires étrangères, que pour permettre une maîtrise du code exécuté, ce qui est d'autant plus important pour des solutions de sécurité. Et quoi qu'en disent les détracteurs du logiciel libre, qui ne se privent pas de rappeler leurs limites comme dans le cas de la faille OpenSSL/Debian, il n'est pas certain qu'une boîte diffusant un logiciel propriétaire similaire aurait annoncé publiquement et aussi rapidement les détails et les implications d'une telle vulnérabilité. Laissant ainsi leurs utilisateurs dans la méconnaissance du risque qu'ils encourent.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le contexte légal et politique s'est également fait sentir lors de ce SSTIC, mais moins que l'an dernier, avec quelques remarques et questions du public concernant notamment les limitations que la loi nous impose quant aux investigations sur des binaires. En effet, la loi n'autorise le desassemblage que dans une optique d'intéropérabilité logicielle... et même pas matérielle (!). A ce sujet, je me demande si l'auteur d'un malware peut attaquer en justice une boîte qui aurait desassemblé son programme afin d'en étudier son mécanisme... Bref, qu'en est-il des labo de recherche par exemple chez EADS ou au Celar et de leur légitimité à faire du reverse&amp;nbsp;? Les intervenants du Celar ont malheureusement rapidement éludé la question.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finalement, nous avons eu un SSTIC très bien organisé (avec une amélioration notable de l'enregistrement du mecredi matin !), une très bonne ambiance, que se soit pendant les confs, pendant les rumps ou lors du social event. Dommage que beaucoup soient repartis sur Paris rapidement, car la soirée du vendredi soir était... mémorable &lt;img src=&quot;http://my.miskin.fr/dotclear/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/07/SSTIC-2008-%3A-la-securite-sinvite-a-Rennes#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/06/07/SSTIC-2008-%3A-la-securite-sinvite-a-Rennes#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>La mémoire sous Linux : analyse du fichier /proc/meminfo</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/04/25/La-memoire-sous-Linux-proc-meminfo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:102c5f5a94ada49d4051584d8afd3833</guid>
    <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 01:07:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>april</category><category>linux</category><category>logiciel libre</category><category>mémoire</category><category>noyau</category><category>système</category>    
    <description>    &lt;p&gt;Dans cet article, je vais tenter d'expliquer les différentes informations que le noyau Linux nous donne au travers du fichier &lt;strong&gt;/proc/meminfo&lt;/strong&gt;. Comme support, je vais afficher les données qui concernent mon système. Il s'agit d'un noyau 2.6.24-1 dans une Debian unstable. Ma machine repose sur une architecure x86 en 32 bits et contient une barrette de 1 Go de mémoire RAM.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
$ cat meminfo 
MemTotal:      1036256 kB
MemFree:        191256 kB
Buffers:         51824 kB
Cached:         468392 kB
SwapCached:           0 kB
Active:         398852 kB
Inactive:       404108 kB
HighTotal:      131008 kB
HighFree:          256 kB
LowTotal:       905248 kB
LowFree:        191000 kB
SwapTotal:      524280 kB
SwapFree:       524280 kB
Dirty:              44 kB
Writeback:           0 kB
AnonPages:      282736 kB
Mapped:          82108 kB
Slab:            22552 kB
SReclaimable:    14468 kB
SUnreclaim:       8084 kB
PageTables:       2232 kB
NFS_Unstable:        0 kB
Bounce:              0 kB
CommitLimit:   1042408 kB
Committed_AS:   880596 kB
VmallocTotal:   114680 kB
VmallocUsed:      7540 kB
VmallocChunk:   105972 kB
HugePages_Total:     0
HugePages_Free:      0
HugePages_Rsvd:      0
HugePages_Surp:      0
Hugepagesize:     4096 kB
&lt;/pre&gt;


&lt;p&gt;Commençons par les premières lignes&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;MemTotal&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive utilisable (ma barrette fait 1 Go (1 073 742 Ko), mais il y a quelques Mo réquisitionnés par le noyau (visiblement 12 615 Ko)).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;MemFree :la quantité de mémoire vive actuellement non allouée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Buffers&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive actuellement allouée dans des buffers.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cached&amp;nbsp;: la quantité de mémoire actuellement utilisée en tant que cache (par exemple, des caches pour les transferts vers et depuis le disque dur).&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;SwapCached&amp;nbsp;: la quantité de mémoire actuellement sortie du swap, mais dont une copie est toujours présente dedans.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Active&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive récemment utilisée.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Inactive&amp;nbsp;: la quantité de mémoire qui n'a pas été utilisée depuis un certain temps (le noyau pioche d'abord dans ces pages s'il a besoin de mémoire).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Sur une architecture x86 32 bits, la mémoire physique est séparée en trois zones. D'une part, la zone &lt;strong&gt;ZONE_DMA&lt;/strong&gt;, qui correspond aux adresses physiques de 0 à 16 Mo. D'autre part, la zone &lt;strong&gt;ZONE_NORMAL&lt;/strong&gt; qui va de 16 à 896 Mo. Et enfin, la zone ZONE_HIGHMEM qui va de 896 à 4 Go (voire 64 Go avec l'extension PAE).
Sur ma machine, la mémoire vive remplie donc les 2 premières zones, plus une partie de la &lt;strong&gt;ZONE_HIGHMEM&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;HighTotal&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive présente dans la zone ZONE_HIGHMEM.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;HighFree&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive non utilisée et présente dans la zone ZONE_HIGHMEM.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;LowTotal&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive présente dans le zone ZONE_NORMAL.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;LowFree&amp;nbsp;: la quantité de mémoire vive non utilisée et présente dans la zone ZONE_NORMAL.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Vérifions&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;HighTotal + LowTotal = 131008 + 905248 = 1036256 = MemTotal
&lt;br /&gt;
HighFree + LowFree = 252 + 57468 = 57720 = MemFree&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chouette, ça colle&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;SwapTotal&amp;nbsp;: la taille du swap.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;SwapFree&amp;nbsp;: la place disponible dans le swap.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Dans mon cas, le swap n'est pas du tout utilisé (en effet, OpenOffice n'est pas encore lancé... :). C'est également vérifiable avec l'utilitaire &lt;strong&gt;swapon&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;
$ sudo swapon -s
Filename           Type        Size    Used Priority
/dev/mapper/lvm-swap  partition  524280   0   -1
&lt;/pre&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dirty&amp;nbsp;: la quantité de mémoire en attente d'être écrite sur le disque.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Writeback&amp;nbsp;: la quantité de mémoire qui est actuellement en train d'être écrite sur le disque.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;AnonPages&amp;nbsp;: la quantité de mémoire allouée avec la fonction mmap() avec le flag MAP_ANONYMOUS.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mapped&amp;nbsp;: la quantité de mémoire allouée avec la fonction mmap() à partir de fichiers ou de devices.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Slab&amp;nbsp;: la quantité de mémoire utilisée au sein du noyau, et allouée avec l'allocateur Slab, pour ses propres objets et structures.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;PageTables&amp;nbsp;: la quantité de mémoire utilisée en tant que table de pages pour gérer la pagination.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Committed_AS&amp;nbsp;: une estimation de la quantité maximale de mémoire utilisable avant que le noyau ne commence à swapper.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Linux sépare la mémoire virtuelle en deux partie. Une première, de 3 Go, et qui contient l'espace d'adressage virtuel d'un processus. La seconde, qui elle fait 1 Go, et qui contient l'espace d'adressage noyau. C'est dans cet espace que seront mappés les zones ZONE_DMA et ZONE_NORMAL. Or, celles-ci ont une taille maximale cumulée de 896 Mo. Il est donc nécessaire d'avoir un autre espace, l'espace d'adressage virtuel du noyau, qui permet d'atteindre les 1 Go évoqués juste avant. La valeur VmallocTotal donne la taille de cet espace.&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;VmallocTotal&amp;nbsp;: la quantité totale de mémoire de l'espace d'adressage virtuel du noyau.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;VmallocUsed&amp;nbsp;: la quantité de mémoire utilisée dans l'espace d'adressage virtuel du noyau.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;VmallocChunk&amp;nbsp;: le plus grand bloc contigu de mémoire virtuelle (et non physique) disponible dans l'espace d'adressage virtuel du noyau.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;HugePages_Total&amp;nbsp;: le nombre de hugepage allouée. Une hugepage est une page d'une grande taille (sisi :), utilisée par des programmes qui ont des besoins précis de mémoire.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;HugePages_Free&amp;nbsp;: le nombre de hugepage disponibles.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Hugepagesize&amp;nbsp;: la taille d'une hugepage.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2008/04/25/La-memoire-sous-Linux-proc-meminfo#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le libre-échange est-il libre ?</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/La-PAC-doit-elle-etre-reformee</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:30f62b5242dbdfc813cb221cce125c54</guid>
    <pubDate>Mon, 27 Aug 2007 23:01:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>concurrence</category><category>Europe</category><category>libéralisme</category><category>marché</category><category>régulation</category><category>économie</category>    
    <description>&lt;p&gt;[ Voici une copie de l'article qui a été publié sur Agoravox il y a quelques jours et dans lequel je voulais avant tout remettre en cause la logique de la PAC ]&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’heure du libre-échange et de l’ouverture des frontières, le protectionnisme américain et la politique agricole commune en Europe sont-elles bénéfiques pour la planète&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Dans son édito du 22 août 2007, Ouest-France offre une tribune à Michel Godet, professeur au CNAM, dans laquelle celui-ci explique la nécessité de la politique agricole commune (PAC) en Europe à l'heure où le libre-échange au niveau mondial est largement encouragé par les pays développés. Un paradoxe qui est loin d'être nouveau, les accords ayant conduis à la PAC ont eu lieu en 1957 lors de la signature du traité de Rome. Les Etats-Unis ne sont pas en reste, ils subventionnent abondamment leurs producteurs agricoles. En 2002, on estime à 47 milliards d'euros les aides européennes et à 100 milliards de dollars celles américaines. L'impact au niveau du prix mondial de plusieurs produits agricoles est alors inévitable&amp;nbsp;: une baisse artificielle des prix. Si cette conséquence semble bénéfique pour les populations des pays riches, elle est désastreuse pour les paysans des pays en voie de développement, dans le sens où les produits subventionnés importés dans ces pays rentrent en concurrence déloyale avec les produits locaux. Ceux-ci, malgré un coût de production moins élevé ne bénéficient pas de subventions à leur production et sont donc plus chères. Ils se vendent alors nécessairement moins bien.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au final, le protectionnisme des pays riches créé une distorsion de concurrence vis-à-vis des pays en développement, qu'ils soient importateurs ou exportateurs. Dans tous les cas, les paysans de ces pays sont les victimes. Pire encore, ces nations vivant essentiellement d'une économie agricole, toute la population est finalement touchée. Mais ce n'est pas tout. Certains pays en voie de développement sont même accusés de dumping sur le prix de certaines marchandises, c'est à dire qu'ils sont soupçonnés d'exporter à perte. Les Etats-Unis ont ainsi interdit l'importation de certains produits venant du Mexique, de Colombie ou du Vietnam sous prétexte de dumping. Ces affirmations sont remises en cause dans le dernier livre&lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/La-PAC-doit-elle-etre-reformee#pnote-29-1&quot; id=&quot;rev-pnote-29-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt; de l'économiste américain et prix nobel Joseph Stiglitz, dans lequel il démontre que les accusations de dumping sont inacceptables et traitées de façon à privilégier les producteurs américains.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Or, depuis plusieurs dizaines d'années, la tendance dans le commerce international est à la libéralisation des marchés et à la suppression des barrières douanières, avec une accélération depuis les années 80. Les différents accords qui se sont mis en place et qui ont notamment été introduits par les directives du consensus de Washington, comme ceux de l'AGCS concernant les échanges de biens et services, vont dans ce sens. Le FMI a également longtemps poussé les pays en développement à ouvrir leurs marchés en échange d'une aide internationale. Même si cette organisation a revu ses méthodes controversées d'&quot;ajustements structurels&quot;, la tendance à l'ouverture des marchés continue. Mais la résistance existe et provient... des mêmes pays qui poussent au libéralisme. En effet, l'échec des négociations commerciales internationales du cycle de Doha en juillet 2006, qui avait pour objectif la suppression des subventions agricoles à l'horizon 2013, a montré à quel point les pays développés étaient réticents à adopter de telles mesures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La position de force des Etats-Unis et de l'Europe, de part leur pouvoir politique et leur pouvoir économique (lié entre autre au double avantage que leur procure le libre-échange au niveau mondial et leur protectionnisme), ne peut alors être contrebalancé que par des instances internationales comme l'OMC et l'OCDE. A condition qu'elles prennent des mesures pour sanctionner les comportements anti-concurrentiels de certains pays riches. L'échec de Doha a montré que le pouvoir de l'OCDE sur ces nations est encore trop faible. Il devient pourtant difficilement acceptable moralement que le protectionnisme d'une simple branche de notre économie bride le développement des pays du sud, pour qui l'économie repose essentiellement sur l'agriculture. A quand un libre-échange mondial réellement libre et honnête, qui laisserait entrevoir des possibilités de commerce équitable à grande échelle&amp;nbsp;? Le développement économique des pays du sud, et par effet d'entraînement, de ceux du nord, en dépend.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/La-PAC-doit-elle-etre-reformee#rev-pnote-29-1&quot; id=&quot;pnote-29-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] Un autre monde, Joseph Stiglitz, Fayard 2006&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/La-PAC-doit-elle-etre-reformee#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/La-PAC-doit-elle-etre-reformee#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Construire un système de commentaires pertinent</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/08/22/Construire-un-systeme-de-commentaires-pertinent</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:131e9c2a6bb404368c7c80ee51b29574</guid>
    <pubDate>Wed, 22 Aug 2007 15:06:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>internet</category><category>médias</category><category>navigateur</category>    
    <description>&lt;p&gt;En parcourant les différents sites de médias, on peut noter qu'il existe une multitude de gestions des commentaires. Certains affichent les commentaires de façon linéaire,  d'autres sous la forme d'arbre ou encore individualisés. Se pose alors le problème de la lisibilité lorsqu'un nombre important de contributions est envoyé. Tous ces systèmes ont leurs avantages et leurs défauts. Voici quelques exemples de systèmes de gestion de commentaires&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;    &lt;ul&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27733&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27733&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2007/08/16/un-mort-relance-le-debat-sur-la-videosurveillance&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.rue89.com/2007/08/16/un-mort-relance-le-debat-sur-la-videosurveillance&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://linuxfr.org/2007/08/15/22990.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://linuxfr.org/2007/08/15/22990.html&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.framasoft.net/article4566.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.framasoft.net/article4566.html&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://yro.slashdot.org/yro/07/08/22/0515234.shtml&quot; hreflang=&quot;en&quot;&gt;http://yro.slashdot.org/yro/07/08/22/0515234.shtml&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/273571.FR.php&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/273571.FR.php&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;On peut maintenant élaborer les besoins pour un système de commentaires pertinent et lisible&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt;
&lt;li&gt;pouvoir répondre à l'article&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir un répondre à un commentaire précis pour construire une discussion&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir limiter l'affichage des commentaires non constructifs ou dénigrants&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir valoriser les commentaires pertinents&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ne pas alourdir la page inutilement&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;un lecteur doit pouvoir lire l'article sans afficher la totalité des commentaires à la suite&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir donner un titre à son commentaire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;mettre en évidence les commentaires des personnes inscrites au détriment des anonymes, pour inciter ceux-là à s'inscrire&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir afficher uniquement les commentaires les plus pertinents&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;empêcher les bots de poster des commentaires et de voter&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ne pas utiliser des systèmes de détection des bots qui gènent l'accessibilité&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;pouvoir afficher les nouveaux commentaires depuis la dernière visite&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;ne pas éclater les commentaires sur plusieurs pages (se débrouiller autrement pour alléger la page), sinon les pages suivantes sont rarement lues&lt;/li&gt;
&lt;/ol&gt;

&lt;p&gt;Voilà de bonnes bases de départ qui vont permettre de proposer des choix d'implémentation. En voici quelques-uns&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Système en arbre (répond aux besoins 1 et 2) (style linuxfr.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Un clic permet de dire que tel article est pertinent ou inutile (répond aux besoins 3 et 4) (faire attention à la formulation du système de notation) (style agoravox.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les messages dont la note est en dessous d'un certain seuil sont rendus moins visibles (seul le titre est affiché, avec sa note) (répond aux besoins 3 et 4) (style linuxfr.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Trois possibilités pour répondre aux besoins 3 et 4 sur l'allégement d'une page&amp;nbsp;:
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Une page d'article n'affiche pas par défaut les commentaires. En bas d'article, un lien permet de les afficher (en AJAX par exemple, pour ne pas recharger la page) (pas d'exemple)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;N'afficher que les titres des commentaires des branches principales de l'arbre (répond aux besoins 5 et 6) (un peu dans le style framasoft.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;N'afficher qu'un résumé de chaque commentaire, avec un clic possible pour les lire en entier (style libération.fr), mais sans devoir recharger la page (utilisation d'AJAX)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Dans le formulaire d'ajout de commentaire, mettre une entrée Titre (répond au besoin 7) (style linuxfr.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Utiliser un jeu de couleur ou de dégradé pour mettre en évidence les commentaires des inscrits (répond au besoin 8) (style rue89.com)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En dessous de l'article, mettre un formulaire offrant le choix d'afficher des commentaires en fonction de leur niveau de notation (répond au besoin 9) (style slashdot.org)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Utiliser une question simple (une simple addition par exemple) pour éliminer les bots (répond aux besoins 10 et 11) (style rue89.com) (les captchas sont, à mon sens, à proscrire)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Mettre un signe distinctif sur les nouveaux messages postés (répond au besoin 12) (style linuxfr.org)&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Malheureusement, ce système, qui offre pourtant de bonnes bases, reste trop lourd et peu lisible lorsque les commentaires sont vraiment nombreux. Il existe alors une autre astuce&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Dans une branche, ne pas afficher la totalité des commentaires. Il vaut mieux afficher seulement 2 ou 3 niveaux de profondeur (style slashdot.org), mais sans avoir besoin de charger une nouvelle page pour rentrer dans les niveaux inférieurs (pas d'exemple connu, mais avec un soupçon d'AJAX, ça doit être faisable)&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Couper les messages trop longs, et ajouter un lien &quot;Lire la suite&quot; avec affichage du reste dans recharger la page&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;


&lt;p&gt;Le site qui s'approche le plus d'un système pertinent et lisible est slashdot.org, dans le sens où ils arrivent à gérer un nombre considérable de contributions, sans pour autant alourdir énormément la page. Seulement, il leur manque quelques fonctions (utiliser AJAX afin de ne pas recharger la page pour afficher les branches de commentaires fermés, ne pas utiliser de captchas pour poster des messages et mettre en évidence les inscrits pour inciter les anonymes à faire de même). A quand un site proposant une gestion efficace et légère des commentaires, favorisant le débat d'idées et les messages constructifs&amp;nbsp;? A mon avis, on s'en approche...&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>RMLL - Le logiciel libre s'impose en France</title>
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    <pubDate>Mon, 16 Jul 2007 13:30:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>amiens</category><category>april</category><category>conférence</category><category>Interopérabilité</category><category>logiciel libre</category><category>monopole</category><category>navigateur</category>    
    <description>&lt;p&gt;[ Article paru sur &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2007/07/16/bel-avenir-pour-le-logiciel-libre-en-france&quot;&gt;Rue89&lt;/a&gt; ]&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Du 10 au 14 juillet, avaient lieu à l'université d'Amiens les rencontres mondiales du logiciel libre, connues également sous le diminutif RMLL. Une grande manifestation qui rassemblait, pour la 8ème édition, les différents acteurs du domaine. Ici, le monde associatif côtoie le monde de l'entreprise, le monde universitaire, le monde éducatif, les collectivités locales, les grandes administrations ainsi que les simples utilisateurs comme les passionnés. Bref, une vaste communauté où chacun y trouve son intérêt et tiens compte de l'intérêt des autres. Car c'est bien ça le logiciel libre&amp;nbsp;: tout le monde a la liberté de contribuer, et chacun dispose des contributions des autres. Le parallèle avec l'encyclopédie Wikipédia est inévitable. D'ailleurs, les deux communautés sont très proches et sont liées par une même philosophie, celle du partage et de la création de biens communs.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le logiciel libre sort donc du modèle classique basé sur la concurrence pure, le secret industriel et la logique du brevet. Il a longtemps soulevé des réserves quand à sa viabilité économique. Aujourd'hui, celle-ci ne fait plus aucun doute. De nombreuses études ont validé ce modèle &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/07/16/25-rmll-logiciel-libre-impose-france#pnote-25-1&quot; id=&quot;rev-pnote-25-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;, mais il y a un indice encore plus flagrant&amp;nbsp;: il suffit de voir le nombre d'entreprises (jusqu'aux plus grosses actuelle&amp;nbsp;: IBM, Sun, etc.) impliquées dans le développement d'applications libres. Le marché du service est lui aussi fortement touché. Nous avons vu la création de nombreuses SSLL, autrement dit des SSII offrant des prestations basées sur du libre. Autre indice&amp;nbsp;: de nombreuses administrations ont effectué un déploiement massif de logiciels libres et fonctionnent actuellement avec des programmes bien connus comme OpenOffice, Firefox, Thunderbird ou Linux. La gendarmerie nationale a été l'un des précurseur en France, avec le déploiement, début 2006, d'OpenOffice et de la suite Mozilla sur son parc informatique. Plus récemment, l'assemblée nationale vient d'équiper ses 577 députés, et autant d'assistants, de postes fonctionnant avec le système d'exploitation Linux et utilisant des logiciels libres, notamment pour la messagerie. Enfin, les grandes villes européennes franchissent peu à peu le pas&amp;nbsp;: Munich et la migration de 14.000 postes, Amsterdam en 2006, ou encore Paris, en juin 2007, qui a annoncé l'équipement des 163 élus de la ville sous logiciels libres. De nombreux pays comme le Brésil, le Chili ou le Venezuela ont également annoncer de pareilles mesures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, il serait faux de réduire, comme trop souvent, les avantages du logiciel libre à un simple intérêt comptable. Même si sa base est la libre diffusion du logiciel, des intérêts encore plus fondamentaux sont en jeux. D'une part, l'apport d'une communauté de contributeurs à l'édification de logiciels est indéniablement bénéfique, de part sa réactivité et sa force de proposition. Ensuite, il permet à chaque pays, à chaque administration, de marquer son indépendance technologique vis à vis des grandes sociétés éditrices de logiciels, généralement américaines. D'autre part, sa philosophie et son développement ont mis en avant un point clé qui est l'interopérabilité et l'utilisation de formats ouverts. Cela facilite considérablement les communications dans un monde équipé de systèmes hétérogènes. Les formats ouverts nous rassurent également sur les futures migrations et mise-à-jour par l'assurance d'une continuité du support des formats.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le libre permet également de combattre des monopoles, là où des entreprises classiques ont toutes les peines du monde. Le marché des navigateurs internet est l'exemple le plus marquant&amp;nbsp;: la constante progression de Firefox (en mars 2007 à 24% de parts de marché et aujourd'hui à 28% en Europe d'après Xiti &lt;sup&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/07/16/25-rmll-logiciel-libre-impose-france#pnote-25-2&quot; id=&quot;rev-pnote-25-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/sup&gt;) montre que le monopole de Microsoft sur ce secteur est fortement déstabilisé par un concurrent libre. Au delà du simple combat sur les parts de marché, cette petite révolution a permis d'imposer le respect des standards sur les nouvelles versions des navigateurs et a relancé l'innovation et l'émergence de nouvelles fonctionnalités. Les utilisateurs, mais aussi les développeurs web, en sont donc les grands gagnants. Un second monopole est aussi menacé par le libre, celui des ordinateurs grand-public. En effet, il n'est plus rare, aujourd'hui, de trouver des PC équipés d'une distribution Linux, réduisant au passage le coût de la machine du prix de la licence du système. La vente forcée ou vente liée, qui a permis à Microsoft de constituer son monopole mais qui a également accéléré l'informatisation du grand public, est de moins en moins omniprésente. Beaucoup de travail reste encore à faire sur ce sujet, mais il est possible, désormais, de trouver des alternatives offrant un vrai choix quant au système d'exploitation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A Amiens, pendant cette rencontre internationale, il a été notamment question de l'intérêt du libre pour le secteur public, avec des projets comme le RGI (Référentiel Général d'Interopérabilité) ou la dématérialisation de l'administration; dans le secteur scientifique avec des projets de plate-formes de calcul, de simulation, de télé-médecine; dans le domaine de la création artistique avec des outils de création graphique comme Blender, The Gimp, de  montage vidéo et de création de jeux vidéo; dans le monde de l'entreprise avec l'utilisation de plate-formes facilitant la gestion des relations clients et la gestion interne (comptabilité, planification, management, ressources humaines, etc.); dans le secteur de l'éducation, avec la présentation de distributions spécialisées, d'outils pédagogiques comme AbulEdu ou Gcompris ou de système de gestion d'élèves et de rendu de travaux. Au total, plus de 300 conférences ont été présentées, et environ 1500 personnes d'une cinquantaine de nationalités ont pris part à cette rencontre. Reste que si chacun était d'accord sur le bilan positif du logiciel libre, celui-ci est encore menacé par la volonté d'instaurer les brevets logiciels en Europe. Enfin, la question des verrous numériques (ou DRM), qui a fait largement parlé d'elle lors des discussions sur la loi DADVSI, pose toujours problème car ces verrous sont incompatibles avec des logiciels libres.&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;footnotes&quot;&gt;&lt;h4&gt;Notes&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/07/16/25-rmll-logiciel-libre-impose-france#rev-pnote-25-1&quot; id=&quot;pnote-25-1&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] http://www.aful.org/professionnels/modeles-economiques-ll&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/07/16/25-rmll-logiciel-libre-impose-france#rev-pnote-25-2&quot; id=&quot;pnote-25-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] http://www.xitimonitor.com/fr-fr/barometre-des-navigateurs/firefox-juillet-2007/index-1-1-3-102.html&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
</description>
    
    
    
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    <title>La concurrence appliquée aux télécoms (1)</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/06/12/26-la-concurrence-appliquee-aux-telecoms-1</link>
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    <pubDate>Tue, 12 Jun 2007 22:09:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>concurrence</category><category>FAI</category><category>internet</category><category>libéralisme</category><category>marché</category><category>télécom</category>    
    <description>&lt;p&gt;A la fin de &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/05/27/24-la-main-invisible-existe&quot;&gt;mon précédent billet sur le libéralisme&lt;/a&gt;,
j'avais terminé en pointant du doigt quelques termes moteurs de
l'économie actuelle et fondateurs du néolibéralisme. Entre autre,
j'avais initié une remise en cause du modèle économique basé sur la
sacro-sainte concurrence. Cette bonne vieille concurrence qui, selon
d'éminents économistes et prix nobels (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Friedrich_von_Hayek&quot;&gt;Friedrich Hayek&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Baptiste_Say&quot;&gt;Jean-Baptiste Say&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Adam_Smith&quot;&gt;Adam Smith&lt;/a&gt;...
pour ne pas les citer), amène à une harmonie sociale et à un équilibre
économique, à la condition, biensur, qu'aucun contrôle et qu'aucune
régulation étatique n'aient lieu. Dans le cas contraire, chômage et
inflation seraient alors inévitables. Voilà pour la théorie. En
pratique, on en connaît plus ou moins &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/06/12/../index.php?post/2007/05/26/La-main-invisible-existe&quot;&gt;les limites&lt;/a&gt;.
On peut alors se poser la question de l'efficacité de la libre
concurrence. Est-elle d'ailleurs saine dans tous les domaines&amp;nbsp;? dans
les transports&amp;nbsp;? dans la santé&amp;nbsp;? dans l'éducation&amp;nbsp;? et dans... les
télécoms&amp;nbsp;? Tiens donc, parlons des télécoms&amp;nbsp;! En plus, c'est un domaine
qui est particulièrement riche en exemples (et puis je connais un peu
mieux son histoire que celle de la santé).&lt;/p&gt;    Voyageons donc quelques années dans le passé pour arriver au 1er janvier 1998, date à laquelle l'état français libéralise le marché des télécommunications. France Telecom est alors contraint d'ouvrir son monopole public sur les lignes téléphoniques à d'autres opérateurs. S'en suis la création d'une multitude de Fournisseurs d'Accès à Internet&amp;nbsp;: Wanadoo, Club Internet, World Online, LibertySurf, Worldnet, Diligo, Lokace, Spray, Netclic, AOL, Tiscali, Freesbee, Freenet, Freesurf, Free, Darty, Fnac, M6, 9 Telecom, Oreka, Tele2, Cegetel, OneTelnet (ah !), Infonie, Net-Up, Easynet, Nerim, Mangoosta, Magic Online, Cario et plus récemment Alice. Bon ok, j'ai peut être pas tout mis, mais l'idée que je veux montrer est que ce marché a été très dynamique. Il a évolué très rapidement et a permis de proposer des offres de moins en moins chères et de plus en plus rapides (tout d'abord du RTC/56k à l'ADSL/512k puis à 20mbit/s). Les services associés ont plus ou moins suivis (téléphonie, chaînes télés, VOD, et la visioconférence ?). Dans l'ensemble on peut dire que cette dynamique a bénéficié au consommateur.
&lt;p&gt;Mais quand est-il aujourd'hui&amp;nbsp;? Après des flops en pagaille et des rachats dans tous les sens, voilà ce qu'on a&amp;nbsp;: toujours l'indétronable Orange/Wanadoo (&lt;a href=&quot;http://www.universfreebox.com/article3046.html&quot;&gt;49% de pdm&lt;/a&gt;), ses deux principaux concurrents Free (19%) et Neuf Cegetel (18%), et pis c'est tout !... Bon d'accord, il y a aussi des &quot;petits&quot; comme Alice (6%) et Club Internet (5%), et le reste n'a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent (Nerim ?). Je pense que Club-Internet arrive à garder une part de marché en ciblant &quot;les vieux&quot;, Nerim en ciblant les accrocs de l'IPv6 natif et Alice doit plaire à ceux qui aiment les blondes (d'un point de vue marketing, c'est très fort). Au final nous avons trois principaux opérateurs et une dynamique qui s'est largement essouflée dans le sens où il est devenu extrêmement dur de s'introduire sur ce marché. En gros, sans moyens financiers considérables (Alice appartient à Telecom Italia), c'est visiblement impossible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La déréglementation des télécommunications et plus précisément du marché de l'accès à internet par les lignes téléphoniques a donc produit un état stationnaire depuis un an. Les offres n'ont pas vraiment évoluées et les services non plus (la visioconf n'est toujours pas satisfaisante). Cet état peut s'expliquer en partie par la limite technique qu'introduit l'ADSL (28 mbit/s, ca va être dur de faire mieux), mais je pense que si le dynamisme avait continué, ce mur technique aurait été contourné par de nouvelles innovations et par de nouvelles sociétés (comme l'avait fait Free en pariant sur l'ADSL il y a quelques années).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Remarquons tout de même qu'à Paris et dans quelques villes (riches) de banlieue comme Rueil-Malmaison, des offres en FTTH ou FTTB (en gros, du 100 mbit/s avec très peu de latence) commencent doucement à voir le jour. Et ne parlons pas du wimax qui n'avance visiblement à rien (peut être est-ce la faute à la technologie elle-même ?). Mais de toute façon, ce sont les trois principaux fournisseurs qui exploitent actuellement le filon de la fibre. Ils n'ont donc aucun intérêts à aller trop vite, car de toute façon ils n'auront pas de nouveaux clients dans ces villes. Au mieux, ils se grignoteront des parts entre eux, mais la logique semble montrer que la stabilité des parts de marché va continuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous obtiendrons donc (en fait, nous l'avons déjà) ce que nous avons sur le marché de la téléphonie mobile, à savoir un cartel de quelques grands opérateurs. En effet, et &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-969772,0.html&quot;&gt;l'actualité récente l'a montré&lt;/a&gt;, ces opérateurs (Bouygue Telecom, SFR et Orange) se sont entendus sur les prix afin de se partager le marché et également d'empêcher l'arrivée de nouveaux acteurs. Pour le consommateur, ceci est d'autant plus malsain que les prix sont déraisonnablement élevés et ne sont donc plus en accord avec le coût réel du service proposé. La recherche du profit étant l'objectif de ce genre de sociétés, s'il n'est plus possible de gagner de l'argent en innovant avant les autres, il faut donc élever artificiellement les prix des services. Mais voilà qu'une régulation est intervenue&amp;nbsp;: l'&lt;a href=&quot;http://www.arcep.fr&quot;&gt;ARCEP&lt;/a&gt; a permis à d'autres opérateurs (virtuels) comme Virgin ou la Fnac de prendre part au business du marché des mobiles. Mais également, la justice a contraint ces principaux opérateurs à payer &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/web/recherche_breve/1,13-0,37-969772,0.html&quot;&gt;534 millions d'euros d'amende&lt;/a&gt; pour entente illicite (affaire largement rendue possible grâce à des associations comme &lt;a href=&quot;http://www.quechoisir.org/&quot;&gt;UFC-Que choisir&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci remet donc en cause le principe même de l'autorégulation et du bien-fondé d'un équilibre économique reposant sur une stricte libre concurrence. En outre, cela montre que des contres pouvoir, au mieux politique, au pire judiciaire, mais avant tout populaires, sont évidement indispensable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le prochain &lt;del&gt;épisode&lt;/del&gt; billet, parce que la ça commence à être un poil long, j'évoquerais l'impact que peux avoir un monopole public (typiquement France Telecom) sur un tel marché et je conclurais (enfin) sur une approche plus optimiste.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>SSTIC 2007 - Ou comment bourrer un amphi</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/06/05/SSTIC-2007-Ou-comment-bourrer-un-amphi</link>
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    <pubDate>Tue, 05 Jun 2007 22:13:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>conférence</category><category>rennes</category><category>sstic</category><category>sécurité</category>    
    <description>&lt;p&gt;Cette année, le &lt;a href=&quot;http://www.sstic.org/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;SSTIC&lt;/a&gt;
avait lieu à l'Université de Rennes 1 dans l'amphi Louis Antoine.
Question dépaysement, j'ai vu pire... Car j'ai passé l'année dans le
bâtiment d'en face. Coïncidence amusante sachant que la conférence doit
normalement avoir lieu dans les locaux de l'ESAT. Mais, faute de place
et voulant assurer un minimum de sécurité, un autre lieu a été choisi.
A ce propos, la répartition des responsabilités a été finement choisi&amp;nbsp;:
l'ESAT, pour la co-organisation; Supelec, pour les repas; et
l'Université pour l'infrastructure d'accueil. L'année prochaine, si
nous allons prendre le pot à l'ENST et dormir à l'INSA, je crois qu'on
aura presque fait le tour du campus &lt;img src=&quot;http://my.miskin.fr/dotclear/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    Plusieurs compte-rendus &lt;a href=&quot;http://bruno.kerouanton.net/dotclear/index.php/2007/06/04/117-sstic-compte-rendu&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;commencent&lt;/a&gt; à &lt;a href=&quot;http://nonop.blogspot.com/2007/06/sstic-2007.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pleuvoir&lt;/a&gt;, je vais donc peu m'attarder sur le contenu technique des confs. Je vais plutôt parler du temps qu'il a fait... Ceux qui avaient en tête l'image d'une Bretagne en permanence sous la pluie, ont donc certainement repris le train encore plus convaincu. Et là, je m'outre&amp;nbsp;! Je crois qu'on a eu droit aux 2 jours les plus pourris de l'année&amp;nbsp;! Je pense que ce traitement de la nature était là pour ne pas laisser vide la case &quot;négatif&quot; du bilan de cette édition. En effet, à part un début de wifi semble-t-il &lt;a href=&quot;http://sid.rstack.org/blog/index.php/2007/06/04/193-le-sstic-2007-comme-si-vous-y-etiez-ou-pas&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;pourri&lt;/a&gt; et une attente un poil long pour le badge (la queue jusqu'aux chiottes), l'organisation du SSTIC a été impeccable. A propos du wifi et des portables dans l'amphi&amp;nbsp;: les combinaisons de IPSec, TLS, SSL et autres joyeusetés ont beau vous rassurer, elles n'empêchent pas les 4 rangées derrière vous de vous regarder innocemment taper votre login/password du coin de l'oeuil. Mais la solution est peut être de venir avec des isoloirs de machine de vote... &lt;img src=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/themes/test/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons à l'organisation. J'ai trouvé les différents lieux choisis vraiment propices aux échanges, aux rencontres et à la création d'une &quot;atmosphère SSTIC&quot;. Le restaurant au social event (avec la rump session pour nous y préparer), la petite cour devant l'amphi ou encore l'idée du pot le mercredi soir&amp;nbsp;: à chaque fois nous avions suffisamment de place pour circuler et atteindre le buffet (!), tout en favorisant la proximité et donc les échanges. Je sais à quel point il est difficile de créer une bonne ambiance, une atmosphère, et là les ingrédients étaient réunis et ont fonctionné.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la diversité du public présent (ingénieurs sécu, admins réseau, consultants, étudiants, chercheurs privé/public, décideurs (?), filles (??), etc.) est, me semble-t-il, la plus belle réussite. Car elle permet de confronter les points de vues, de se remettre en cause et de ne pas s'enfermer dans une approche purement managériale, technique ou théorique de la sécurité. A l'année prochaine&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>La main invisible existe !</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/05/27/24-la-main-invisible-existe</link>
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    <pubDate>Sun, 27 May 2007 02:08:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>libéralisme</category><category>marché</category><category>régulation</category><category>sarkozy</category><category>économie</category>    
    <description>&lt;p&gt;Non pas celle d'Adam Smith, à travers laquelle le marché s'autorégulerait de manière naturelle, sans l'action de l'état. Une croyance fondatrice du monde néolibéral actuel et présente jusqu'à la tête de notre pays. Sarkozy croit en effet en l'&lt;q&gt;éthique du capitalisme&lt;/q&gt;. Notre nouveau président espère ainsi que les patrons des grandes entreprises arrêteront, de façon volontaire, d'abuser des stock-options, de délocaliser pour maximiser les profits ou de piller les richesses naturelles.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Mais une autre main, plus violente, et tout aussi immatérielle, qui s'est faite sentir à plusieurs reprises ces 100 dernières années. Cette main invisible nous a en effet mis une claque en 1929 avec le crack boursier, giflé en 1973 et 1979 avec les chocs pétrolier et nous a récemment mis une baffe en 2001 avec l'éclatement de la bulle internet. A plus petite échelle, elle a violemment secoué l'Argentine en 2002 et également la zone asiatique et la Russie pendant les années 90 à cause des mesures dictées par le FMI. Smith avait donc raison de dire qu'il existe une main invisible. Certe, pas celle qu'il décrivait à la fin du 18ème siècle en expliquant que l'impact des visions égoistes des acteurs du marché amenait à une harmonie sociale. Mais au contraire, une main prête a nous remettre en place lorsque la logique du marché atteint ses propres limites.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous avons ainsi une certaine forme de régulation, qui s'apparente plus à de l'apprentissage par l'échec. Encore faut-il tenir compte des erreurs du passé. Chose improbable étant donné que le marché n'a visiblement pas de mémoire... Le monde occidental comprend alors qu'il va trop loin à partir du moment où une nouvelle crise économique survient. Donc trop tard&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quelle peut-être finalement la solution pour réguler efficacement le marché&amp;nbsp;? (A défaut de le faire disparaître...)&lt;/p&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;L'état, biensur. Mais quelle légitimité et quel pouvoir peut-il avoir si, à la base, il est directement lié aux principales forces capitalistes du pays&amp;nbsp;?&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Les organisations comme la banque mondiale, le FMI, l'OMC, mais clairement pas dans leurs formes actuelles, qui ont tendance à encourager la dérive ultralibéraliste et où, d'après l'économiste &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Stiglitz&quot;&gt;Joseph Stiglitz&lt;/a&gt;, les termes transparence et indépendance n'ont aucune signification&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Des contres pouvoir populaires, militants, associatifs, inter-associatifs.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;Le dernier point se démarque fortement par son approche par la base, à l'opposé des deux autres où un petit nombre décide pour tout le monde. Mais dans sa forme actuelle, ce contre pouvoir a, me semble-t-il, une limite qui l'empêche de jouer un rôle important face au pouvoir capitaliste. D'une part, la visibilité des actions associatives et militantes est limitée et d'autre part, la prise de conscience des enjeux politiques, environnementaux, économiques et sociaux n'est pas toujours facile.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une solution m'a été apportée aujourd'hui par le généticien &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_Jacquard&quot;&gt;Albert Jacquard&lt;/a&gt;, qui tenait une conférence à la Fête de la Bio dans une étable pleine à craquer (!) à &lt;a href=&quot;http://www.ecotaupi.org/rubrique.php3?id_rubrique=28&quot;&gt;Hauteville La Guichard&lt;/a&gt; dans la Manche. Il estime que l'évolution vers un mode de vie où &lt;q&gt;nos vies valent plus que leurs profits&lt;/q&gt;, comme dirait l'autre, passe par l'éducation. Et notamment l'éducation de certaines valeurs&amp;nbsp;: la coopération plutôt que la concurrence, le respect plutôt que montrer du doigt nos différences ou encore le partage plutôt que l'appropriation égoïste. Il propose également une critique de cette pensée unique qui établit comme principes inaltérables les idées de compétitivité, de croissance et de profit. En ce sens, il rejoint l'analyse de l'économiste &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Maris&quot;&gt;Bernard Maris&lt;/a&gt; qui remet au cause ces principes fondant l'économie actuelle.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/05/27/24-la-main-invisible-existe#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>OLPC : how about security ?</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/03/08/23-olpc-how-about-security</link>
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    <pubDate>Thu, 08 Mar 2007 10:26:00 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
        <category>conférence</category><category>FOSDEM</category><category>logiciel libre</category><category>OLPC</category>    
    <description>&lt;p&gt;During the last week of February, I spent three days in Brussels, for the &lt;a href=&quot;http://www.fosdem.org&quot;&gt;FOSDEM&lt;/a&gt; event. This is the biggest european meeting about free and open source software and it was the second time I went there (the first one was in 2005). The first track I had the chance to see, and not the least, was about the project One Laptop Per Child (known as &lt;a href=&quot;http://www.laptop.org&quot;&gt;OLPC&lt;/a&gt;). A project which has the ambition to propose a laptop for each child in the development world. The cost, 100$ per computer, would be paid by countries, societies and international organizations. A huge project in fact, because the product is not only seen as a way to make profit (for the campanies involved), but has for aim to provide a tool &quot;desgned for learning learning&quot;. By this way, it might be able for them to get the knowledge to develop themself.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;This project, as it seems firstly obvious, poses some ethicals and technicals questions. But, the more we dig these questions, the more problems we find. A lot have been, of course, strongly considered (the power supply, the screen, the networking capacity, and so on), but some aspects stay confusing. The aspect I want to focus on is merely how can millions of &lt;strong&gt;identical&lt;/strong&gt; laptop be secured enough to avoid to be infected by viruses ? Just think that how it would be easy for a hacker if all the computers would have exactly the same architecture, the same softwares and, as a consequence, the same security holes. Here, the project OLPC offers the opportunity to spread viruses with a bewildering ease, as soon as a remote hole exists... which is not really absurd...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;In conclusion, I see two observations. First, heterogeneity is good to fight against propagation of viruses. And finally, the relative difficulty for OLPC to be connected to internet, due to the bad network coverage of the development world countries, is maybe its better way to bother the propagation of viruses.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/03/08/23-olpc-how-about-security#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>DumbSpam : a dotclear plugin to stop spam in comments</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/01/02/19-dumbspam-a-dotclear-s-plugin-to-stop-spam-in-comments</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:9d8e52cf9bfb5d31e86d63705ff017d4</guid>
    <pubDate>Tue, 02 Jan 2007 18:02:19 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;I have written a small script which try to avoid the spam in comments posted in Dotclear blogs. It uses JavaScript events to detect any human activity (move of the mouse or press of a key) and send, using AJAX, a data to the server in order to inform it that the user is human. Then, the entire form is displayed and can be submitted. If no human activity is detected, the user is considered as a bot and can't see the entire form. It can't fill all the inputs and it will be rejected automatically by the server when the submit will take place because of a lack of informations.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The way to install this script is quite simple :&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Get the file &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/atwork/dumbspam/dumbspam-1.0.zip&quot;&gt;http://www.sygus.net/atwork/dumbspam/dumbspam-1.0.zip&lt;/a&gt;&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Extract it and put the file form_ajax.php in the directory in which the current theme is. For example : /dotclear/themes/currentTheme/&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Open the file /dotclear/themes/currentTheme/post.php and replace the line which call form.php :&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;&lt;code&gt;&amp;lt;?php include dirname(&lt;strong&gt;FILE&lt;/strong&gt;).'/form.php'; ?&amp;gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;by&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;code&gt;&amp;lt;?php include dirname(&lt;strong&gt;FILE&lt;/strong&gt;).'/form_ajax.php'; ?&amp;gt;&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;It should work for the &lt;ins&gt;&lt;strong&gt;new&lt;/strong&gt;&lt;/ins&gt; bots which try to post spam. If the bot has already come, and has saved the form's page in his memory before the installation of the script, it can go beyond this protection. In this case, another modification is needed. If the weblog is new, obviously this problem doesn't exist.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;So the modification is the following : in the file form_ajax.php, replace the line :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;code&gt;&amp;lt;input name=&quot;c_nom&quot; id=&quot;c_nom&quot; type=&quot;text&quot; ...&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;by&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;code&gt;&amp;lt;input name=&quot;c_nomform&quot; id=&quot;c_nom&quot; type=&quot;text&quot; ...&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;And in the file /dotclear/layout/prepend.php, replace the line :&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;code&gt;$c_nom = trim($_POST&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/01/02/&amp;#039;c_nom&amp;#039;&quot;&gt;'c_nom'&lt;/a&gt;);&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;by&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;code&gt;$c_nom = trim($_POST&lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/01/02/&amp;#039;c_nomform&amp;#039;&quot;&gt;'c_nomform'&lt;/a&gt;);&lt;/code&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Yes, you need to modify the core of dotclear ! I don't see any other solution.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/01/02/19-dumbspam-a-dotclear-s-plugin-to-stop-spam-in-comments#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2007/01/02/19-dumbspam-a-dotclear-s-plugin-to-stop-spam-in-comments#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bot detection with AJAX</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/12/29/17-bot-detection-with-ajax</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:99d47ba1a2ed8a92a923d3ecd29fa39f</guid>
    <pubDate>Fri, 29 Dec 2006 17:47:01 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;A really pain aspect of managing a website is the constant influx of bots which are dedicated to spam. Even a website with low traffic can be the target of a bot, since this website is linked by another one. The result is that the comments are wasted by spam and the read of an article with its responses become awful. Moreover, the situation is getting worst because of the increase of the number of bots and the ease of use of the programs behind these bots.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Many solutions are used to fight against bots, but each one has its own advantages/disavantages and efficiency. We can make two categories : solutions that try to avoid the bot for posting (captcha audio, video and text for example), and solutions that analyze the text submitted in a form in order to find out that it wasn't written by a human (bayesian filter for example).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The solution I am currently thinking about and I have tried to implement is part of the first category. It tries to detect the presence of a bot by using AJAX and Javascript technologies. Let's try to explain how it should work : by default, when a new connection is made, it is categorized as a bot until a human event is detected. This kind of event can be a move of the mouse or a press of a key. This is detected by the JavaScript event onMouseMove and onKeyPress. If such an event is made, we categorized the connection as being performed by a human. Then, we can allow it to post a comment, to keep surfing on our website or whatever we want.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The first &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/test/botage.php&quot;&gt;implementation tells us who is human or not&lt;/a&gt;. Bots appear in red. It works by adding a new entry in a database when a new connection is made. And when a human event occurs, it updates this entry by telling that it's not a bot.
I have made another &lt;a href=&quot;http://www.sygus.net/dotclear/test/&quot;&gt;implementation in which a form appears when the user moves the mouse or presses a key&lt;/a&gt;. I will try to adapt this script to Dotclear in order to make an antispam.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;After two days of work on this website, the first script seems to work quite good, but I wonder how it could handle a high traffic website. Finally, to be critical, we can made two objections against this solution. The first one, which actually fits many other solutions, is that it works until a bot counter attacks. How can it do that ? By simulating the move of the mouse or the press of a key. In this case, maybe we which should analyze the speed of the mouse to detect how human it is... The other objection is that if JavaScript is not activated on the client browser, then our solution is useless. But fortunately, many browsers allow JavaScript by default.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;The concurrence of such a solution with text analysis could be an even better solution as it doesn't affect accessibility (the main reproach of captchas), and if Javascript is not activated on the browser, there is another filter (on the text).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;I will provide the full source code soon.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>How to mount a remote partition</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/11/25/14-how-to-mount-a-remote-partition</link>
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    <pubDate>Sat, 25 Nov 2006 15:57:09 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Since I turned back on my server, I wanted to be able to mount its partitions on my laptop. I first tried nfs, but this program couldn't share each partition. Indeed, one of them was a fat32 partition and it appeared that nfs was not capable to share it. Actually, I couldn't see any files. The other problem I met with nfs is that I was not able to mount the partition through internet, in the aim to acces to my movie/music/share directory everywhere. I didn't find any solution to that, so I gave up.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;After some research, I found a new way to share partition&amp;nbsp;: by using a ssh filesystem. The implementation I installed is sshfs which is based on the API &lt;a href=&quot;http://fuse.sourceforge.net/&quot;&gt;fuse&lt;/a&gt;. It can be found on the package list of Debian, or &lt;a href=&quot;http://lufs.sourceforge.net/lufs/&quot;&gt;here&lt;/a&gt; It works very well and has the advantage to be secure because of the use of the protocole SSH. The latency is quite good and the bandwith depends naturally of the rate of the both endpoints of the connection.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Currently, I'm listening music 130km away from the server.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/11/25/14-how-to-mount-a-remote-partition#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Let's talk french in english</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/11/02/10-let-s-talk-french-in-english</link>
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    <pubDate>Thu, 02 Nov 2006 15:27:45 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>English</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;During my year in Ireland, I tried to write down all the french words I could hear or read in an english context. These words could have been collected from TV programs, magazine sections or books. I found about 20 french words in the english language, but there are a lots more of course. Let's take a look at them&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Bouquet&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Rendez-vous&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Objet d'art&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Cul-de-sac&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Souvenir&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Coulis&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Coup d'état&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Fiancé&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Décolleté&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Déjà-vu&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Débat&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Grotesque&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ennui&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Camouflage&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Espionnage&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Réveil&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Argot&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Réverie&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Gourmet&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Promenade&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Ballustrade&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;Soupe du jour&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;

&lt;p&gt;The funniest is &lt;q&gt;Cul-de-sac&lt;/q&gt; which can be found on many road signs&amp;nbsp;! The first time I saw one like that, I was amazed. &lt;q&gt;Coup d'état&lt;/q&gt; is quite surprising as well.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/11/02/10-let-s-talk-french-in-english#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Trip in Donegal and Nothern Ireland</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/03/07/11-trip-in-donegal-and-nothern-ireland</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1e6b83693322a4e6f2ffc060e952d41b</guid>
    <pubDate>Tue, 07 Mar 2006 15:43:25 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;The last sunday, I made a one-day trip in the north of Ireland. We were seven to go&amp;nbsp;: one spanish, one german and the rest of french. Our two cars first stopped in Londonderry, in Nothern Ireland, for the morning. Before to be there, I thought it was an ugly city because of the fight between catholic and protestant. Remember you that Londonderry is on the borderline between Ireland and Nothern Ireland (yeah like Dundalk), and this city is known to have a not so beautiful history (Bloody Sunday for example). I was therefore surprised to see a city with ramparts, gates and the town center between these ramparts seemed to be a very nice place. I was wondering why this city is sometimes called Derry and some other times called Londonderry. This is again because of the opposition between catholic and protestant. The first one call this city Derry and for the other one, it's Londonderry. But we were here at 11:00 on a sunday and everything was closed. Absolutely everything&amp;nbsp;! Impossible to find any open pub or café. Fortunately, after 20 minutes of walk, we found an hotel (4 stars hotel with limousine in front of, but not for us...) and we took a coffee. 6 pounds for seven coffee and tea, that could be worst &lt;img src=&quot;http://my.miskin.fr/dotclear/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;After this break, we left the Nothern Ireland and we came back in our Ireland, in the county Donegal. We made the next stop in a little beach called Inishowen Head. A lovely place, and nobody was there except us. The sun was shining and we felt a little bit warm&amp;nbsp;! We went then to the highest point of Ireland&amp;nbsp;: Malin Head. A nice place with cliffs, but it began to rain and to snow. We didn't care about that and we were fighting against the strong wind. This remember me the Pointe-Du-Raz in France, in Bretagne. This is the westest place of France and there are also cliffs and strong wind and rain &lt;img src=&quot;http://my.miskin.fr/dotclear/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt; We tried to eat outside between two showers. It was a half-success because after a while, we decided to finish eating in the cars.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Then we went, with a bit of difficulty due to the bad irish roads and indications, to Grianan Aileach which is a moutains, or maybe a only bump (it's so difficult to call something a moutain when the top is only at 250 meters...), and on the top there is a stone fort. From this position, we had a pretty good vue of the surrounding landscape. But, it began again to snow and we felt awfully cold. So we came back home. We were in Dundalk at almost 21:00.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Finally it was a very nice trip. And in spite of the weather, we all enjoyed this day. But the next time, I should avoid making a party at home the day before to make a trip. Because sleeping 2 hours is not really sufficient&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/03/07/11-trip-in-donegal-and-nothern-ireland#comment-form</comments>
      <wfw:comment>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/03/07/11-trip-in-donegal-and-nothern-ireland#comment-form</wfw:comment>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Hugo Délire is back</title>
    <link>http://www.sygus.net/dotclear/index.php?post/2006/02/24/12-hugo-delire-is-back</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:1c35102f5a676293b11afd34ebb99585</guid>
    <pubDate>Fri, 24 Feb 2006 15:52:32 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    Do you remember Hugo Délire ? It was a french emission, during the beginning of the 90's, presented by Karen Chéryl. Now, you remember ? No yet ? The aim of this game was to drive Hugo and to avoid obstacles. We could see this emssion on the third channel FR3. It was a pretty good success, and i used to watch this game a lot. But, since ten years, Hugo Délire disappeared and we didn't know what happened to him.
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;

Now we know where he is living : on the irish channel TG4 on an emission in gaelic language for children. These are two pictures of the emission on which we can see Hugo accompanied with a strange character. I don't know who is the last character, i don't speak gaelic (not yet :-).
&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;


&lt;a title=&quot;Hugo&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/hugo1.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Hugo&quot; alt=&quot;Hugo&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/hugo1_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;Hugo&quot; target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/hugo2.jpg&quot;&gt;&lt;img title=&quot;Hugo&quot; alt=&quot;Hugo&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/hugo2_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;</description>
    
    
    
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    <title>My house in Dundalk</title>
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    <pubDate>Thu, 23 Feb 2006 15:59:34 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    Today, i present you my irish house. I live in a quiet district close to the sea (ok ok, at least 3km to the sea). These are some pictures of my house.
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&lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;One bedroom&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0035.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;One bedroom&quot; title=&quot;One bedroom&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0035_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;The kitchen&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0037.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;The kitchen&quot; title=&quot;The kitchen&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0037_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a title=&quot;The living room&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0038bis.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;The living room&quot; title=&quot;The living room&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0038bis_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
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&lt;a title=&quot;The saloon&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0039.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;The saloon&quot; title=&quot;The saloon&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0039_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; title=&quot;The entire house&quot; href=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0041.jpg&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;The entire house&quot; title=&quot;The entire house&quot; src=&quot;http://www.sygus.net/blog/images/Dscf0041_pitite.jpg&quot; /&gt;&lt;/a&gt;
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There are five bedrooms, but actually only four are used. I live with one spanish (Manolo) and two germans (Mélanie and Christian). The last bedroom is used sometimes by family or friends.</description>
    
    
    
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    <title>Simuler une infection virale</title>
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    <pubDate>Tue, 12 Jul 2005 20:02:55 +0000</pubDate>
    <dc:creator>Sygus</dc:creator>
        <category>General</category>
            
    <description>    &lt;p&gt;Symantec vient de sortir un utilitaire permettant de &lt;a href=&quot;http://enterprisesecurity.symantec.com/content.cfm?articleid=5479&quot;&gt;simuler diverses infections virales&lt;/a&gt;, et ainsi de de voir la vitesse de propagation et d'expansion des worms. Six faux vers sont livrés avec la programme&amp;nbsp;: MyDoom, Netsky, Sasser, Slammer, Blaster, et SoBig. Il est assez intéressant de voir les différentes phases de propagation et d'élimination dans le temps. Blaster semble le plus rapide en terme de propagation sur la toile. Pas étonnant lorsqu'on voit celle saloperie atterrir sur notre PC tout beau tout neuf, sans firewall car récemment acheté chez Carrefour, dès le lancement du net. En revanche Sasser à l'air d'être le virus le plus pénible à éradiquer. On comprend donc pourquoi son auteur allemand vient d'être lourdement condamné &lt;img src=&quot;http://my.miskin.fr/dotclear/themes/default/smilies/smile.png&quot; alt=&quot;:)&quot; class=&quot;smiley&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://enterprisesecurity.symantec.com/content.cfm?articleid=5479&quot;&gt;http://enterprisesecurity.symantec.com/content.cfm?articleid=5479&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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